Skills et sous-agents
Le savoir chargé à la demande, et les deux assistants qui ne font que lire.
Les skills
Une skill, c'est un savoir-faire précis qu'Alfred charge quand il en a besoin, et pas avant. L'intérêt : il ne traîne pas en permanence des instructions pour des tâches qu'il ne fait pas.
Il y en a cinq.
| Skill | Ce qu'elle sait faire |
|---|---|
| Réunion | Transformer une réunion en travail rangé : un récapitulatif, puis — après ta validation — les demandes en tickets et les nouveautés en amorces de fonctionnalités. |
| Rails | La carte des rails, quand une tâche sort de la boucle habituelle. |
| Rédaction invisible | La règle des textes qui sortent du dossier : messages de publication, descriptions de demandes de fusion, commentaires de ticket, revues de lot. |
| Classification des règles | Décider ce qu'une règle métier garantit, et si elle peut être adossée à un test. |
| Migration de registre | Réécrire en langage produit des champs remplis de jargon technique, quand on reprend un projet de l'ancienne version. |
Réunion se déclenche toute seule dès qu'un lien de réunion, un compte rendu ou des notes de séance apparaissent dans la conversation. C'est la seule prévue pour ça : elle lit et propose, elle n'écrit rien avant que tu aies validé.
Les quatre autres se chargent quand la tâche les appelle.
Les deux sous-agents
Un sous-agent, c'est une seconde tête à qui on confie un travail précis, avec son propre contexte. Alfred en a exactement deux, et tous les deux ne font que lire.
Explorer — cartographie. Avant un cadrage, il lit le corpus produit ; avant une construction, il lit le code. Il rend un dossier de repérage. Il ne modifie jamais rien.
Vérificateur — audit, et seulement quand un signal automatique le justifie : une recette pas totalement verte, un écart entre ce qui était prévu et ce qui a été fait, un changement volumineux. Il vérifie une seule chose que la machine ne sait pas juger : chaque critère d'acceptation est-il réalisé dans le code et exercé par un test qui passe ?
Il ne rend pas de verdict d'acceptation — ce verdict t'appartient. Il alimente ta décision.
L'écriture de code n'est jamais déléguée à un sous-agent. Elle se fait dans le fil principal, là où vit le contexte complet de la conversation. Les deux sous-agents ci-dessus lisent, ils n'écrivent pas. Et aucun sous-agent ne peut en lancer un autre.
Pourquoi cette limite
Un sous-agent démarre avec un contexte neuf : il ne sait pas ce qui s'est dit avant. C'est un avantage pour auditer — un regard frais ne reproduit pas les erreurs de raisonnement du premier — et un handicap pour construire, où tout ce qui a été décidé compte.
D'où la répartition : lire dans une tête fraîche, écrire dans la tête qui a suivi la conversation.